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"Vérifiez si votre véhicule est concerné par un rappel constructeur en quelques secondes."

" Le succès des recours judiciaires groupés face à Stellantis n’est jamais garanti d’avance"

Après les déboires du 1.2 Puretech, c’est au tour du 1.5 BlueHDi de Stellantis d’être au cœur d’une action collective. Ce moteur diesel, connu pour sa chaîne de distribution fragile, fait l’objet d’une procédure lancée cet été par Me Christophe Lèguevaques via la plateforme MyLeo. Toutefois, contrairement au Puretech, le nombre de participants peine pour l'instant à décoller. 

En France, les recours groupés sont devenus l'arme principale des automobilistes face aux constructeurs. Sous l'égide de Me Christophe Lèguevaques et sa plateforme MyLeo, la justice a d'abord été saisie pour le 1.2 TCe (Renault/Dacia), puis massivement pour le 1.2 Puretech et le scandale des Airbags Takata. Si l'affaire des airbags s'étend désormais à des marques comme Toyota ou BMW, la nouvelle action lancée cet été contre le 1.5 BlueHDi (ruptures de chaîne) peine à mobiliser. Avec seulement 85 inscriptions recensées, ce recours reste pour l'instant très loin du succès rencontré par les précédentes procédures.

L'action 1.5 BlueHDi est-elle étouffée par les dossiers PureTech et Takata ?

Le contraste dans les registres de la plateforme MyLeo est frappant : alors que l'action collective contre le moteur 1.2 PureTech a rassemblé 2 793 inscrits, celle visant le diesel 1.5 BlueHDi n'en comptait que 85 à son lancement. Pourtant, ces deux motorisations sont extrêmement diffusées et équipent souvent les mêmes modèles phares du groupe Stellantis, comme les Peugeot 208, 3008 ou Citroën C3. Plusieurs facteurs expliquent pourquoi la mobilisation pour le BlueHDi semble pour l'instant étouffée, à commencer par la contre-offensive chirurgicale de Stellantis. L'action collective a en effet souffert d'un calendrier défavorable, étant lancée juste après que le constructeur a déployé des mesures massives pour apaiser les propriétaires et contrer la grogne liée à la fragilité de la chaîne d'arbres à cames. Le groupe a dégainé des armes majeures, notamment une extension de garantie allant jusqu'à 10 ans ou 240 000 km pour les moteurs produits entre 2017 et 2023, ainsi qu'un rappel préventif de près de 930 000 véhicules. La mise en place d'une plateforme d'indemnisation rétroactive pour les clients ayant déjà payé des réparations a également contribué à calmer les esprits. La méthode technique choisie pour gérer ce rappel a aussi joué un rôle déterminant ; au lieu d'un remplacement systématique de la chaîne de 7 mm par la version renforcée de 8 mm, les ateliers utilisent une application de diagnostic acoustique. Si l'application détecte un bruit anormal, la pièce est changée gratuitement, mais dans le cas contraire, le garage se limite à une vidange avec une huile spécifique et une mise à jour logicielle. Cette réponse immédiate, bien que jugée incomplète par certains, offre une solution gratuite qui décourage l'engagement dans une bataille judiciaire. Enfin, le poids du passé et la lenteur de la justice pèsent lourdement. Les automobilistes sont conscients que les précédentes procédures, comme celle contre Renault pour le 1.2 TCe, n'ont pas encore donné de résultats concrets. S'inscrire via MyLeo représente un investissement d'environ 489 € TTC et une attente pouvant atteindre 5 ans sans garantie de succès. Face à ces délais, beaucoup de propriétaires préfèrent se contenter des garanties constructeur plutôt que de s'engager dans une démarche longue et coûteuse.

Quelle est l'ampleur réelle du risque de rupture de chaîne sur l'ensemble du parc 1.5 BlueHDi en circulation ?

Il est aujourd'hui presque impossible de déterminer avec une précision absolue le nombre total de véhicules touchés par cette défaillance de la chaîne de distribution. Cependant, l'ampleur du phénomène est confirmée par la multiplication des témoignages et l'existence d'une communauté de plus de 11 000 membres sur les réseaux sociaux, regroupant aussi bien des victimes que des propriétaires inquiets cherchant à prévenir une panne. Si ce chiffre peut paraître impressionnant, il doit être mis en perspective avec les centaines de milliers de moteurs 1.5 BlueHDi produits par le groupe. Stellantis, qui détient les statistiques réelles de défaillance, reste discret sur ces données, bien que le constructeur ait reconnu un risque suffisant pour lancer une campagne de rappel géante couvrant 636 000 à 930 000 véhicules en Europe. Lors du lancement de cette opération, les services de communication du groupe estimaient que le remplacement de la chaîne ne serait nécessaire que dans environ 5 % des cas après un diagnostic acoustique. Face à cette situation, le constructeur privilégie désormais une garantie étendue à 10 ans ou 240 000 km pour rassurer les clients et encadrer les risques de casse moteur.

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