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Trimestre 2 - 2026

Les Chiffres Clés du 2ème trimestre de 2026

1 925

Signalements*


54

Alertes**

25

Marques concernées

77

Modèles impactés

34%

Criticité Niveau 5

*Nombre total d’alertes déclinées par modèles selon leur N° d’homologation.


**Nombre de défauts techniques différents qui ont été publiés par les marques.

Baromètre 2ème Trimestre 2026

À l'issue de ce second trimestre 2026, le baromètre souligne une baisse des signalements par rapport au trimestre dernier. Voici notre analyse détaillée des marques, modèles et composants qui impactent la sécurité des véhicules en circulation.

Télécharger le baromètre T2

 Baromètre des rappels constructeurs · T2 2026


Les chiffres clés du trimestre

Le 2ᵉ trimestre 2026 enregistre 54 alertes (défauts techniques distincts publiés par les marques), déclinées en 1 925 signalements par modèle/homologation, touchant 25 marques et 77 modèles. Point de vigilance majeur : 34 % des alertes sont classées en criticité de niveau 5, soit le niveau maximal. Autrement dit, un tiers des défauts du trimestre relèvent du risque le plus élevé — c'est le chiffre le plus lourd de sens du baromètre, bien plus parlant que le volume brut.


Une tendance trimestrielle en net repli

Le trimestre marque un fort recul par rapport au T1 2026 : les alertes passent de 89 à 54 (‑39 %) et les signalements de 5 286 à 1 925 (‑64 %). Le repli des signalements est proportionnellement plus marqué que celui des alertes, ce qui signifie qu'en moyenne chaque campagne du T2 a touché moins de modèles/véhicules qu'au T1. Sur le semestre, cela donne 143 alertes et 7 211 signalements cumulés.

Ce repli est à relativiser : un trimestre isolé est volatil, car une seule grande campagne paneuropéenne peut faire basculer les volumes. Le T1 avait probablement concentré une ou plusieurs campagnes de large périmètre.


La lecture annuelle : moins de défauts, plus de véhicules touchés

La projection 2026 (286 alertes / 14 422 signalements) prolonge une divergence intéressante :

  • Les alertes repartiraient légèrement à la baisse après le pic de 2025 (258 → 299 → 286).
  • Les signalements continueraient de progresser (12 057 → 14 051 → 14 422).

Traduction : moins de défauts techniques distincts, mais chacun touchant un périmètre plus large. La tendance de fond est à la concentration et à l'élargissement des campagnes — cohérent avec des plateformes techniques de plus en plus mutualisées entre modèles et marques. À noter que la projection 2026 correspond grosso modo au double du semestre écoulé : c'est une extrapolation linéaire, à consolider au fil des trimestres.


Répartition par marque : Opel et Peugeot en tête

Le podium des rappels est dominé par Opel et Peugeot ex-æquo (7 alertes chacune), suivies par Citroën, BMW et Ford ex-æquo (4 alertes chacune). La concentration est nette : cinq marques concentrent l'essentiel des alertes, et les trois marques du groupe Stellantis (Opel, Peugeot, Citroën) occupent une place prépondérante.

La ventilation par type de risque est le point le plus qualitatif :

  • Opel et Peugeot : profil mixte mais à dominante incendie (4 incendie / 3 blessure chacune).
  • Citroën : dominante incendie également (3 incendie / 1 blessure).
  • BMW et Ford : exclusivement risque de blessure (4/4), aucun incendie.

On distingue donc deux familles de risque : un pôle « incendie » très marqué côté Stellantis, et un pôle « blessure » côté BMW/Ford. Le risque incendie mérite une attention particulière dans le discours prévention/assureur, car c'est celui dont les conséquences sinistres sont les plus lourdes et les plus médiatisées.


Répartition par modèle : la surreprésentation Peugeot

Le podium des modèles confirme le poids de Peugeot : 3008, 5008 et Combo en tête (3 alertes chacun), suivis d'une longue file d'ex-æquo à 2 alertes (308, 408, Astra, Berlingo, DS4, Partner, Ranger, Rifter, Série 1, Série 3, Vivaro). La récurrence des plateformes partagées (Berlingo/Partner/Rifter/Combo, par exemple) explique en partie cette dispersion sur de nombreux modèles proches.


Top des pièces défaillantes : sécurité active et passive en tête

Les causes de rappel se répartissent ainsi : mécanique (9) et autre élément de sécurité (9) en tête, suivies de près par airbag (8) et comportement routier (8), puis élément électrique (7), système de freinage (4), réservoir et circuit de carburant (3), batterie (3) et logiciel (2).

L'enseignement clé : les quatre premiers postes touchent directement la sécurité, active (comportement routier, freinage) comme passive (airbag). Le cumul airbag + freinage + comportement routier renvoie à des défauts à conséquence directe sur l'intégrité des occupants — ce qui recoupe le tiers d'alertes en criticité 5. À l'inverse, le logiciel reste marginal en volume (2), mais c'est un poste à surveiller structurellement, car en croissance sur le marché et souvent traité par mise à jour silencieuse (donc mal tracé).


Lecture d'ensemble

Trois messages à retenir de ce T2 2026 :

  1. Un trimestre en repli de volume, mais dense en criticité : un tiers des alertes au niveau maximal. Le volume baisse, la gravité relative non.
  2. Une bascule des défauts vers de grandes campagnes multi-modèles : moins d'alertes distinctes, plus de signalements par alerte — la lecture annuelle le confirme.
  3. Un risque à deux visages : incendie côté Stellantis, blessure côté BMW/Ford, avec une sécurité passive/active largement en tête des causes.